Voyage du pape en Asie : l’attente des fidèles est grande

Source: FSSPX Actualités

Du 26 novembre au 2 décembre 2017, le pape se rend au Myanmar et au Bangladesh : deux pays dans lesquels l’Eglise est largement minoritaire face au bouddhisme et à l’islam, et où les fidèles catholiques sont considérés comme des citoyens de seconde classe.

Au Myanmar, les catholiques représentent un peu moins de 2% des habitants, en grande majorité bouddhistes. 154 grands séminaristes étudient au séminaire de Rangoun, la capitale. Souvent considérés comme des citoyens de seconde zone, les catholiques birmans descendent d’immigrés tamouls ou appartenant à la minorité ethnique karen. Beaucoup de fidèles n’ont pas la carte d’identité de couleur rose qui permet aux citoyens de bénéficier de tous les droits associés à la nationalité, notamment l’accès à l’université.

La visite du pape au Myanmar est aux yeux du cardinal Charles Maung Bo, archevêque de Rangoun, l’occasion de jeter un coup de projecteur sur son pays où « la dévotion est très forte » souligne-t-il, avant d’ajouter : « Nous aimerions maintenant que nos fidèles deviennent des apôtres et des évangélisateurs pour bâtir la paix ».

Au Bangladesh voisin, la communauté catholique est aussi un petit troupeau : 380 000 fidèles, 340 prêtres locaux, répartis dans 8 diocèses, pour une population totale de 150 millions d’habitants.

L’Eglise se signale ici par un double engagement. D'une part en se mettant sur place au service des plus pauvres, et d'autre part en envoyant une vingtaine de prêtres bangladais en mission à l’étranger. La venue du pape est attendue par les catholiques qui craignent la montée en puissance de groupes musulmans ou bouddhistes hostiles au christianisme.