Philippines : la famille gagne la première manche

12 Septembre, 2019
Provenance: fsspx.news

Après le rejet de la Cour suprême des Philippines de légaliser les unions civiles homosexuelles, la Conférence des évêques de l’archipel s’est réjouie de la décision des hauts magistrats. Ils estiment qu’elle est de nature à « renforcer la stabilité de la famille ». 

Les prélats philippins ne cachent pas leur soulagement : Jesus Falcis, un jeune avocat de 33 ans, avait déposé en mai 2015 un recours portant sur la présumée inconstitutionnalité des articles 1 et 2 du code de la famille, définissant le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. 

La plus haute juridiction du pays a pris son temps. Elle a examiné le recours en juin 2018, soit trois ans après son dépôt, puis l’a rejeté le 3 septembre 2019, à l’unanimité des quinze juges. 

Mgr Ruperto Santos, évêque de Balanga et président de la Conférence des évêques des Philippines a immédiatement réagi : « nos magistrats ont déclaré ce qui est juste en réaffirmant la forme naturelle et éthique du mariage ». Aussi le rejet du recours « renforce la sainteté du mariage et la stabilité de la famille aux Philippines ». 

Plusieurs autres évêques de l’archipel sont également intervenus : Mgr Arturo Bastes, évêque de Sorsogon, a qualifié le recours d’ « immoral » et a fait l’éloge de la Cour suprême qui a su défendre « la véritable nature du mariage ». 

Mgr Broderick Pabillo, évêque auxiliaire de Manille, a quant à lui qualifié la décision de la Cour comme « un développement favorable pour le pays ». 

Mais le chapitre est loin d’être clos et les évêques doivent demeurer vigilants. En fait, à travers sa décision, la Cour suprême a éludé la question de fond, puisqu’elle a rejeté le recours au nom du « manque d’argument », proposant même que la question soulevée par Jésus Falcis soit examinée par le Congrès. 

Une bataille a été remportée, mais ce n’est peut-être qu’une première manche. D’autres combats restent à mener afin de préserver la famille des attaques de l’immoralité.