Quoi de neuf  ? - La Tradition  !

30 Juin, 2020
Provenance: fsspx.news

On connaît le mot de Léon Bloy  : «  Quand je veux savoir les dernières nouvelles, je lis saint Paul  ». C’est le conseil que l’on a envie de suivre après l’avalanche d’informations et de désinformations au sujet des masques qui étaient inutiles lorsqu’il n’y en avait pas, et qui sont devenus indispensables maintenant qu’il y en a. De même pour les distances de sécurité qui doivent être scrupuleusement respectées dans les églises et les écoles, mais qui sont allègrement ignorées par les foules de manifestants. 

Ce conseil est devenu particulièrement précieux pour tous ceux que la retransmission de la Messe de toujours, sur Internet, a convaincu que la Tradition n’était pas ce que les médias en disent : une crispation sur le passé, une vision peureuse de l’avenir dans un rétroviseur cabossé, et autres amabilités…  

La pastorale conciliaire dite de «  l’enfouissement  » – prêtres en civil et Credo en immersion profonde – leur avait caché ce trésor pendant cinquante ans. Avec bonheur, ils le découvrent et se l’approprient. Cette messe traditionnelle est pour eux la bonne nouvelle qu’un retour aux racines spirituelles est possible, et que la source de la civilisation chrétienne n’est pas tarie. 

Le nombre de ces nouveaux fidèles a augmenté partout, pendant le confinement. Il faut reconnaître qu’ils ont été grandement encouragés par l’interdiction des messes publiques, décrétée par le gouvernement et relayée par un épiscopat mentalement confiné.  

Entre une messe au goût du jour et la Messe de toujours, le choix est vite fait. Entre une doctrine à géométrie variable et une morale élastique, d’une part, et la doctrine bimillénaire et la morale pérenne, d’autre part, l’hésitation est de courte durée. Lassés des nouveautés conciliaires, post-conciliaires et méta-conciliaires, ces fidèles suivent le conseil de Léon Bloy, en l’adaptant à leur lassitude : «  quand j’en ai assez des nouveautés, j’ouvre le missel traditionnel  ». 

Et si, comme s’interroge l’abbé Benoît de Jorna dans sa présentation de la prochaine université d’été, « l’expérience de la Tradition, cultivée par la Fraternité Saint-Pie X au cours de ces cinquante dernières années, était une réponse à la crise contemporaine  ? Et si la Messe de toujours, en nous donnant le sens du sacrifice, nous révélait le sens de l’essentiel et de l’accessoire, pour la famille et pour la cité  ? Tel est le défi de cette XVe université d’été  ! (...) Les sceptiques répondront une fois de plus : “à quoi bon  ?”, et ils resteront confinés chez eux, calfeutrés dans la naphtaline médiatique. Les autres viendront à La Martinerie du 12 au 16 août. Car ils savent que la chrétienté, c’est maintenant  !  ». 

Abbé Alain Lorans