Un discours du pape sur la famille et l’avortement fait polémique

22 Juin, 2018
Provenance: fsspx.news

« La famille, c’est un homme et une femme. L’avortement sélectif, c’est du nazisme en gants blancs ». Les paroles prononcées par le pape François, le 16 juin 2018, suscitent l’ire de la presse progressiste.

Le souverain pontife s’adressait, à travers un discours improvisé, au Forum des associations familiales italiennes venues le rencontrer au Vatican, le 16 juin.

« Cela fait mal de le dire – on parle de familles ‘diversifiées’ : divers types de familles, mais la famille humaine comme image de Dieu, homme et femme, est une seule », a-t-il déclaré en référence au « mariage homosexuel » qui n'en est pas un et ne saurait fonder une famille.

Evoquant le cas des enfants avortés en cas de maladie grave, le Saint-Père n’y est pas allé par quatre chemins : « au siècle dernier tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour protéger la pureté de la race. Aujourd’hui nous faisons pareil, avec des gants blancs ».

Ces paroles sans ambiguïtés surviennent après de nouvelles avancées de la culture de mort : le 14 juin les députés argentins ont voté la légalisation de l'avortement, tandis qu'en Irlande le référendum du 25 mai a abrogé l'article constitutionnel protégeant la vie de la mère et de l'enfant à naître.

Le discours a pour résultat de faire grincer les dents de la presse progressiste.

Le quotidien L’Alsace se pose la question dans son édition du 17 juin : « le pape est-il moins progressiste qu’on le croyait ? » ; tandis que les Dernières Nouvelles d’Alsace regrettent des propos en contradiction avec un pape « qui avait facilité le pardon de l’Eglise pour l’avortement ».

Outre-Rhin, Der Spiegel a déploré le manque d’ouverture du pape : « François semble plus libéral que ses prédécesseurs : dans le passé il a critiqué le fait que dans l’Eglise on s’est trop focalisé sur les questions de l’avortement et de la contraception », remarque l'hebdomadaire allemand dans son édition du 16 juin 2018, « mais sous François il n’y aura aucun changement dans l’enseignement de l’Eglise sur la sexualité ou le contrôle des naissances ».

S'il est heureux que le pape rappelle quelques vérités, n'est-il pas regrettable qu'il ne l'ait pas fait plus tôt ? Récemment, le cardinal Burke regrettait qu'aucun soutien de poids ne soit venu de Rome pour peser sur l'opinion catholique.