Vénézuéla : le bras de fer entre l'Eglise et le pouvoir s'intensifie

25 Janvier, 2018
Provenance: fsspx.news
Mgr Antonio López Castillo.

Au dernier jour de leur assemblée plénière à Caracas, les évêques vénézuéliens ont dressé un constat accablant pour le président Maduro accusé d’implanter dans le pays « un projet politique totalitaire, appauvrissant, rentier et centralisé ».

La Conférence des évêques du Vénézuéla s’est exprimée dans une déclaration publiée le 12 janvier 2018. Le constat est sans appel, car si la situation politique n’évolue pas, il n’y aura que deux possibilités : « la perte définitive de la liberté, avec toutes ses conséquences, ou des actions de résistance et de rébellion contre le pouvoir usurpateur ».

L’assise de l’Eglise est considérable au Venezuela, où près de 80% de la population se déclare catholique. L’épiscopat fait aujourd’hui bloc contre le gouvernement.

En réponse, le 15 janvier, le président Maduro, devant l'Assemblée constituante, a traité les évêques de "diables en soutane" et de "bandits".

Lors d’une conférence de presse donnée le même jour, un des évêques plus particulièrement visé par le pouvoir, Mgr Antonio López Castillo a assuré avoir reçu le soutien du pape François.

Depuis l’arrivée au pouvoir du socialiste Nicolas Maduro en 2013, la situation du pays à sombré dans le chaos. Notamment au plan sanitaire, où les familles ne parviennent plus à s’alimenter normalement. Le pays détient pourtant les réserves pétrolières les plus importantes au monde. Mais la Révolution bolivarienne, appelée aussi "socialisme au XXIè siècle", incluant "démocratie participative" et nationalisations massives, est passée par là.